"On peut encore remettre les décisions à plus tard, on peut se réfugier dans l'immobilisme" ou "faire croire aux Français que la sécurité c'est de ne pas changer", mais "la vérité c'est que la sécurité pour les Français dans l'emploi, elle passe par des changements", a-t-il souligné.

"Face au chômage des jeunes, avons-nous tout tenté?", s'est-il interrogé. "Cela fait 20 ans qu'ils attendent des solutions et qu'ils espèrent des résultats". "Aujourd'hui, l'emploi pour trop de jeunes Français, c'est un parcours d'obstacles. Ce que nous leur proposons, c'est au contraire un véritable parcours d'embauche", a-t-il dit, soulignant que le CPE leur "mettra le pied à l'étrier".

Les jeunes "veulent que cela change, ils veulent que les choses bougent car pour des centaines de milliers d'entre eux la précarité c'est aujourd'hui", a plaidé le Premier ministre.

"Cela (...) ni vous, ni moi ni aucun des Français ne peut l'accepter", a-t-il lancé au président du groupe socialiste de l'Assemblée Jean-Marc Ayrault, qui venait de l'interpeller.

"Ce n'est pas une querelle d'idéologie, même si je regrette vos paroles", lui a répondu M. de Villepin. "Ce n'est pas un problème de droite ou de gauche, c'est une source d'inquiétudes pour tous les Français" qui "mine toute notre société".

M. Ayrault venait d'appeler le Premier ministre à retirer son projet de CPE, qui "n'est rien d'autre qu'un nivellement de la jeunesse par le bas" selon lui. "La précarité des uns ne justifiera jamais l'insécurité pour tous", a-t-il lancé. "Il n'est pas encore trop tard pour retirer votre projet".

Le chef de file des députés socialistes s'est également indigné contre un possible recours au 49-3: "non, M. le Premier ministre, l'Assemblée nationale n'est pas votre chambre à coucher". AP