Les affrontements dans la nuit du 16 au 17 février à Rennes entre des étudiants et les forces de l’ordre, ont été le point culminant d’une semaine placée sous le signe de la radicalisation du mouvement anti-CPE, largement mené par l’extrême-gauche étudiante.

Successivement, ce sont les mouvements de grève dans les universités de Rennes II, Toulouse III (Paul Sabatier), Poitiers, Grenoble, et plus récemment l’université Toulouse II (Mirail) qui ont dégénéré et donné lieu à des actes de violence sans précédent : violences physiques, bousculades entre étudiants grévistes et non-grévistes, blocage des accès aux campus et aux locaux, atteinte à la liberté de circulation des étudiants et des personnels, dégradation de biens publics...