Sous la pression des mouvements anti-CPE, le chef de l'Etat a demandé vendredi aux parlementaires de l'UMP une nouvelle loi comportant deux modifications du contrat, l'une sur la période d'essai qui sera ramenée à un an au lieu de deux et l'autre sur le motif de licenciement qui devra être connu.

Bernard Accoyer, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, a été chargé avec Josselin de Rohan, son homologue au Sénat, de préparer cette proposition de loi UMP dont le texte devrait être présenté "avant début mai" par les groupes UMP des deux chambres.

Les deux groupes ont souhaité engager au préalable des discussions "approfondies" avec les syndicats et les organisations étudiantes et lycéennes.

Dimanche, le président du groupe UMP a invité les partenaires sociaux à le rencontrer dans le courant de la semaine prochaine afin "de renouer le dialogue".

Une lettre leur sera adressée à l'issue de la réunion hebdomadaire du groupe UMP, mardi, jour de la grande mobilisation nationale anti-CPE qui sera marquée par des grèves, des arrêts de travail et des manifestations.

"Nous allons écouter sans préjugé tout ce que nos interlocuteurs voudront bien venir nous dire", a dit Bernard Accoyer sur Radio-J.